Écrits




*

Scènes de vie se bousculant
Silhouettes passantes

Tracé d’une écriture franche
Lacérant notre horizon
Note de fond sur traversantes

Un chêne veille à travers champs


Écoute

Laisse-toi gagner
Prends le pouls de l’Ouvert
Le pas de la clarté

Rien n’est encore à formuler

*

Le rêve ne se soustrait plus à un battement de cils
La toile peut se tendre à fleur de peau
Effleurant ce non-lieu d’où reposent nos paupières 
Un bruissement d’ombre se fige
Les ramures cambrent un silence-né 

Le mystère s’enfante
Et toi l’enfant-passeur tu t’enchantes, chemin faisant



*

Tout au bercement du feuillage est souffle ordonnant
Tout se courbe pour mieux écouter



*

 Chérir ce creux en la paume comme oisillon recueilli

Le dialogue parfait est une promenade — deux mains unies dans l’obscurité
encore vierge d’un paysage senti


*

Que la ritournelle familière 
de l‘à bientôt est tendre proximité

Que l’évidence solaire 
de l’à toujours est indéfectible communion


*